Sur les origines de
Saint Jean d'Ardières nous sommes réduits aux conjectures.
On peut dire cependant sans risquer d'être démenti que l'appellation
Saint Jean comme celle de la vingtaine d'autres communes du Beaujolais qui portent le nom d'un
Saint remonte au IV ème environ c'est à dire au début du christianisme.
Par la date de sa traditionnelle fête votive, le 24 juin nous savons que le patron de notre village est parmi les douze
saints de Jean différents, Jean Baptiste le précurseur du christianisme qui baptisa le Christ, il est du reste, le seul saint dont on fête la nativité. Sa fin fût bien triste puisque décapité à la demande de la princesse SALOME.
Curieusement c' était pour la
saint Georges que se déroulait la foire de saint Jean. On dit que saint Georges de Reneins localité voisine s'est laissé ravir au XVIIème siècle son droit de franchise "pour tenir foire le jour de la saint Georges" au profit de
saint-Jean-d`Ardières. Le nom de
saint-Jean est associé à celui de la rivière longue de 30 kilomètres qui traverse son territoire d' Ouest en Est et se jette dans la Saône a Taponas.
L'
Ardières ( Ardeo: verbe latin qui exprime l'impétuosité) compte parmi ses sources celle miraculeuse de
saint Jean Rigaud qui a donné son nom à la montagne d`Ajoux, point culminant du Beaujolais à 1012 mètres.
Mais notre rivière a joué le rôle de frontière, avant la normalisation de la gaulle par le pouvoir romain.
Au nord et à l`ouest de l`
Ardières s'étendait le très riche territoire des Eduens, l'influence de leur capitale Bibracte sur le mont Beuvray préoccupait les romains. Ces derniers réussirent à l'écarter en créant une cité dédiée à Auguste (Augustodunum) que nous connaissons sous le nom d'Autun. Au sud et à l'ouest de l`
Ardières, c'était le territoire des Ségusiaves dont les principales cités s'appelleront par la suite Roanne, Feurs et Lyon. Enfin à l'est de la Saône c'était le pays des Ambarres.